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Exposition Amnesty international à La Bruyère

Fin mars, notre groupe 127 d'Amnesty (Eghezée, Hannut, La Bruyère, Wasseiges), a présenté dans la salle communale de Rhisnes, une exposition d'une cinquantaine de photos captées par de grands professionnels un peu partout dans le monde. Objectif : sensibiliser les jeunes aux ravages occasionnés par la violence, les encourager à opter pour le dialogue.

Ce projet avait reçu un accueil enthousiaste auprès des autorités communales qui ont fourni toute l'aide nécessaire (local, matériel, bus...), ainsi qu'auprès des directeurs et enseignants : tous les élèves de 5e et 6e de l'enseignement fondamental de l'entité, communal et libre, ont participé.

Les membres du Collège ont, d'ailleurs, voulu souligner leur intérêt à l'occasion d'une « visite officielle » le mercredi 22 mars 2017.

Les enfants ont pu réaliser combien ils étaient privilégiés dans leur vie de tous les jours et dans leur vie scolaire. Ils ont pu mieux comprendre le malheur d'être discriminé à cause de sa couleur de peau, de sa religion, de son groupe ethnique, de sa féminité... Ils ont découvert que la guerre n'est pas un jeu-vidéo, mais un fléau pour les soldats, comme pour les civils, spécialement les vieillards, les femmes, les enfants. Et qu'elle laissait d'épouvantables séquelles physiques et morales. Ils ont entrevu ce qu'est la tyrannie imposée par la terreur et la cruauté. Ils ont enfin adressé un message d'encouragement à Teodora, que notre groupe 127 a adoptée et dont nous tentons d'obtenir la libération avec d'autres groupes d'Amnesty. Cette jeune Salvadorienne est condamnée à 30 années d'emprisonnement pour une fausse couche survenue sur le lieu du travail et dont les autorités ont estimé qu'il s'agissait d'un avortement. Trente années : vous avez bien lu ! Son cas est exemplatif car une trentaine de salvadoriennes subissent un emprisonnement prolongé pour le même motif. Sous la pression d'Amnesty, l'une d'entre elles a déjà été libérée et la loi adoucie. A force de lettres, pétitions et manifestations, nous espérons obtenir la libération de toutes.

Il me reste à remercier chaleureusement les autorités communales, les directions et les enseignants pour leur appui ...et les élèves pour leur vif intérêt.


Mathématique et violence

La mathématique peut s'apprendre un peu à la maison (1,2,3...), beaucoup à l'école. Hélas, la violence aussi peut s'apprendre. Parfois à la maison, parfois à l'école. « Si quelqu'un t'embête, tu le frappes ! », entend-on malheureusement. « Si tu ne veux pas, je te casse la g... à la récré », dit la chanson. Des risques de conflits que les enseignants connaissent bien.

Puis cette agressivité peut se poursuivre à l'âge adulte, menace pour l'ordre public que les responsables politiques connaissent bien.Car un enfant battu risque de devenir un père batteur. Et si un papa se croit autorisé, comme il dit, à « corriger maman », le fils pourrait se révéler phallocrate et violent.

Il en va de même à l'échelle planétaire. Les tyrans méprisent et maltraitent leurs subordonnés. Ils en font les exécutants aveugles de leurs basses œuvres : emprisonner, torturer, massacrer les opposants. De même les enfants-soldats, généralement arrachés à leurs parents, deviennent bourreaux et tortionnaires. D'abord sous la contrainte, puis par habitude, sinon par goût. Amnesty International et ses 7 millions de membres de par le monde savent bien tout cela. Malheur aux plus discriminés : les plus pauvres, les moins instruits, les basanés, les handicapés, les femmes, les enfants, les réfugiés, les homosexuels ... Malheur aux groupes minoritaires !

Est-ce une fatalité ?

Non, non et non ! Car la non-violence,  le dialogue peuvent s'apprendre aussi... à la maison, à l'école, dans la vie. Même les enfants-soldats, arrachés aux griffes de leurs ravisseurs, peuvent être délivrés de leurs démons.

Les enseignants s'efforcent de pacifier l'école. Savoir écouter l'autre et le comprendre. Accepter les différences. Ne pas abuser de sa force. La mettre au service du faible. Rechercher l'épanouissement de tous.

Les responsables politiques, surtout au niveau local, s'efforcent d'assurer la sécurité et d'établir l'harmonie dans les communes. Entre les voisins, entre les citoyens, entre les générations. Pensons aussi aux mouvements de jeunesse, aux cercles sportifs, à la maison des jeunes, à l'action des nombreuses associations de La Bruyère soutenues par la commune.

De même Amnesty International, présent dans près de 150 pays, s'efforce de répandre les Droits de l'Homme partout dans le monde. Vivre en sécurité, manger à sa faim, s'instruire, avoir un toit,... Ne pas être discriminé, harcelé, emprisonné arbitrairement, torturé, exécuté. Tendre vers le bonheur de tous.


A. DURY, responsable du groupe 127

P.S. : Les parents et tous les habitants de La Bruyère peuvent soutenir Teodora en signant notre pétition en ligne : envoyer DDY+votre adresse e-mail par SMS au 3737 (Eh oui, c'est efficace!). Ceux qui se sentiraient plus motivés encore par la cause des Droits humains peuvent prendre contact avec nous, soit par téléphone (081/569207), soit par courriel (Z2hpc2xhaW5lYmF1d2Vuc0Bob3RtYWlsLmNvbQ== )

Consultez les photos de l'exposition ici